Comment atteindre l’amour inconditionnel ?

Bismillahi Ar Rahman Ar Rahim

Dieu, dans Sa toute puissance, a créé et domine tout ce qui est. Au sein de la création, l’Homme a été placé au-dessus des autres créatures. Dieu, dans Sa sagesse et dans Son décret, a insufflé en Lui Son Esprit.

Parmi les hommes, il en est qui ont été élus au-dessus des autres et que Dieu a aimé plus que les autres, il s’agit des Prophètes et des Messagers. Ces êtres-là ont tous subi des épreuves qui les ont forgés et qui leurs ont permis de déployer leur puissance, et ils ont tous cheminé dans une voie qui les a menés vers un état où l’amour divin émanait de leurs êtres. Le Prophète Jésus, par exemple, qui est arrivé après un durcissement du peuple juif, était amour, c’est un fait bien connu. Il est dit du Prophète Muhammad (saws) qu’il était encore plus ardent dans l’amour.

Jésus chantait l’amour de son Seigneur. Le Prophète Muhammad, étant plus ardent encore, il en découle que beaucoup de récits et de hadiths doivent être falsifiés, car ils transmettent une image de dureté, de sévérité et d’intransigeance ; ils présentent Dieu comme un être tyrannique dont la seule hâte est de châtier les gens en les jetant brutalement en enfer. La miséricorde, la douceur, la compassion et l’amour de Dieu, qui pourtant l’emportent sur Sa colère, sont un peu délaissés.

Dieu est amour, l’esprit insufflé en l’homme est un esprit d’amour. Le plus haut niveau qu’un être humain puisse atteindre est donc le niveau de l’amour universel et inconditionnel, ou amour divin. C’est le sens de la vie, car c’est le chemin qui mène à la lumière de Dieu.

L’amour inconditionnel s’oppose à l’amour passionnel, qui est un amour conditionnel.

L’amour conditionnel est le plus répandu chez les hommes, c’est un amour soumis à des conditions, où l’on aime l’autre si et seulement si, il fait ceci, s’il se conforme à nos désirs personnels, se comporte de telle manière, rempli nos attentes et comble nos besoins. C’est un amour qui consiste avant tout à prendre et non pas à donner.  Alors que dans le Coran, Dieu nous dit : « Et ne donne pas dans le but de recevoir davantage» Al Muddattir [74 : 6]

L’amour inconditionnel, en revanche, ne prend pas, il donne.

L’amour qui consiste à prendre n’est pas réellement l’amour de l’autre, pour ce qu’il est, mais plutôt l’amour de ce que cet autre être nous apporte. Cette forme d’amour, après l’avoir observée pour ce qu’elle est, dans sa vérité, sans mensonges, sans se mentir à soi-même, doit être profondément analysée, comprise et considérée pour ce qu’elle est. Cela afin d’en tirer des compréhensions et du savoir et de discerner avec sagesse et avec aisance, quelle est la voie qui mènera vers une forme d’amour inconditionnel.

Car si l’on ne médite pas, si l’on ne réfléchit pas, si l’on ne cherche pas à comprendre les choses pour ce qu’elles sont, alors nous resterons coincés dans des relations toxiques où les dynamiques en application ont toutes pour but la satisfaction de désirs, d’attentes et de besoins individuels non comblés au lieu de manifester l’amour divin, l’harmonie et l’union. Au lieu d’évoluer vers des états d’être de profonde générosité, d’altruisme, d’ouverture, de partage, nous resterons à un niveau d’évolution inférieur où notre pensée sera égocentrique et égoïste. Au long terme, cet amour peut devenir extrêmement nocif et destructeur, à la fois pour celui qui le donne mais aussi pour celui qui le reçoit. Cela est une grande perte.

La méthodologie à adopter n’est pas de condamner, juger, ajouter encore plus de dureté là où il y en a déjà trop, mais elle est avant tout celle de l’entente, de l’écoute, de la considération, de la compréhension, et de la mise en pratique progressive de démarches constructives qui orienteront les individus et les relations entre les individus vers une guérison et vers la paix.

L’amour absolu, l’amour pur c’est l’amour de Dieu, Dieu donne tout, Il ne prend rien. Mais il faut passer par des étapes pour atteindre ce niveau élevé ; il ne s’agit pas de condamner celui qui ne l’a pas encore atteint, ou de se condamner soi-même, car l’important est de chercher à connaitre les choses, à les comprendre, et de marcher activement dans la voie qui mène à l’amour de Dieu.

Alors comment s’y prendre pour cheminer, en son temps, vers Dieu et pour obtenir cet amour divin tant convoité, pour le manifester et le vivre ?

La clef est de l’avoir envers soi-même. Car à l’intérieur de nous-même, se trouve le souffle de l’esprit de Dieu…

Nous avons vu que l’amour conditionnel est un amour où une personne cherche à ce que l’autre soit conforme et se conforme à ses attentes, satisfasse ses besoins, ne le contrarie pas, etc… L’autre sert de moyen pour pallier à ses propres déficiences, manquements et avant tout à ses besoins non satisfaits. Ceci pose un énorme problème car si l’autre ne remplit pas nos besoins, alors nous lui en voulons, nous le condamnons, nous le jugeons et le considérons comme étant mauvais et égoïste. En revanche, s’il remplit tous nos besoins, alors nous devenons dépendants de cette autre personne, et il est très dangereux de placer la satisfaction de tous nos besoins et désirs personnels entre les mains d’une seule personne. En effet, si cette personne change, ou si pour quelque raison que ce soit la vie nous sépare, alors nous seront dans un état d’impuissance totale et de délabrement intérieur dans lequel nous auront perdu toute notre puissance, notre énergie vitale et notre capacité à être heureux par nous-même. Alors que faire ?

Avoir des besoins est tout à fait naturel et logique dans la mesure où tout provient de Dieu, tout lui appartient, tout est maintenu par Sa puissance, et Il est le seul à être dépourvu de besoins. Si nous n’avions pas de besoins, nous serions nous même des divinités capables de nous suffire à nous même. Hors, il y a effectivement en nous un souffle de Dieu, mais Il nous a mis sur Terre, pour un temps, en tant qu’individus humains pourvus d’enveloppes matérielles, et cela n’a rien de mal en soit. Au contraire, Dieu l’a voulu ainsi et notre nature humaine, biologique, émotionnelle, mentale, n’a rien de mauvais, tant qu’elle suit la fitrah instaurée par Dieu. Il n’est pas lieu de rejeter ces aspects de nous-même qui ont des besoins, et il est nécessaire de comprendre qu’il existe en nous une puissance qui nous donne la capacité de réguler et de gérer tout cela, de se prendre en main, de gérer chaque partie de ce que nous somme et d’être, à l’échelle de notre royaume individuel des rois et des gérants, comme Dieu, le Roi des rois, l’est à l’échelle de l’univers tout entier.

L’être humain, comme les plantes, a donc des besoins, certains sont communs et certains sont particuliers. Nous pouvons en remplir certains seuls, d’autres nécessitent le recours ou la présence d’autres êtres humains pour être comblés. Ainsi Dieu a fait de l’homme une créature sociale, et les conceptions, au sujet de la spiritualité, qui poussent l’homme à vouloir transcender sa condition humaine, à devenir une sorte de surhomme, et à se suffire à lui-même sont problématiques. Car Celui qui se suffit à lui-même c’est Dieu, et nous autres, êtres humains avons besoin de Dieu. Donc lorsqu’il s’agit de transcender notre condition humaine, en réalité, ce qu’il est judicieux de faire c’est de se soumettre à Dieu et d’embrasser pleinement sa condition humaine en cherchant à la comprendre, à l’aimer et en reconnaissant que nous avons grand besoin de Dieu, et ce dans tous les aspects de notre vie. Nous avons tous besoin de Dieu tout le temps. Alors il s’agit ici de faire la distinction entre reconnaitre que oui, en effet, malgré la nature intemporelle de notre essence profonde et de notre esprit supérieur, nous sommes ici sur terre, pour un temps, d’après le décret divin, en tant que créatures terrestres et sociales, et nous avons besoin les uns des autres.

Placer toutes nos attentes et tous nos espoirs dans un seul autre être humain ne peut pas mener à quelque chose de constructif. Cela serait injuste envers Dieu, et envers cette autre personne car celle-ci, étant elle-même dans le besoin, ne peut pas dévouer sa vie à la satisfaction des besoins et désirs personnels d’une autre personne, car elle doit elle-même gérer, du mieux qu’elle peut, son propre royaume. En revanche, Dieu satisfait les besoins et les désirs de tous les hommes. Lorsque l’on comprend que Dieu, dans Sa splendeur, est tout, qu’Il est partout et qu’Il est la réalité profonde cachée derrière tout ce qui nous entoure, et que son esprit est présent en chacun des êtres humains, il devient plus accessible de remplir nos besoins car les moyens pour cela sont absolument abondants autour de nous. L’essence de Dieu et l’aide de Dieu est présente en abondance autour de nous. (Voir article « Savoir qui nous sommes réellement » pour plus de compréhension à ce sujet-là.)

Pour ce faire, il s’agit, dans un premier temps, pour chacun d’entre nous, d’apprendre à se connaitre soi-même, sa personne, ses caractéristiques, ses préférences, ses aspirations, ses envies, ses désirs, ses besoins, ses particularités, ses points forts, etc… Sachant que les hommes, y compris leurs désirs et besoins, changent et évoluent avec le temps. Dieu a choisi de faire de nous des êtres humains, nous somme l’incarnation matérielle de sa volonté, de son essence, et une partie intégrante et très importante de la création. Afin de pouvoir cheminer vers Dieu et vers la meilleure version de nous-même, celle qui sera en mesure de contenir et de déployer autour d’elle l’amour inconditionnel, il s’agit avant tout de connaitre cette parcelle particulière de la création que nous représentons, de quoi elle est faite, comment elle se comporte, et comment la nourrir, l’entretenir, assurer sa gestion, et la faire évoluer vers son état le plus sublime et le plus lumineux. Il est donc important de se dévouer à soi-même de l’attention et de l’amour en ne se fuyant plus mais en se considérant, en se comprenant, en s’écoutant, avec patience, avec bonté, et avec l’envie de connaitre en profondeur cette personnalité que nous possédons et qui fait partie de ce que nous sommes, et de lier une relation d’amour avec soi-même.  

Pour être indulgent, doux, patient et aimant envers les autres encore faut-il l’être envers soi-même. Il faut se connaitre soi-même et aimer cette personnalité car c’est un don divin au sujet duquel il faut être infiniment reconnaissant et heureux. Il ne faut jamais chercher à imiter et à absorber la personnalité d’autrui mais être soi-même dans toute l’authenticité et la beauté de son être. Il faut aimer sa personnalité, car elle est une partie du décret divin, et elle est le point de départ que Dieu nous a donné dans ce monde matériel, il ne s’agit pas de la transcender ou de la rejeter, mais de la comprendre, de l’accepter, comme étant une composante, de ce que l’on est, et une composante parmi les autres composantes de l’univers, de la création et de l’essence de Dieu. Car chaque chose, dans le cadre de l’univers crée est une manifestation de l’essence de Dieu et de son décret.  Chaque partie de la création possède sa beauté et a un rôle à jouer.

Ensuite, après avoir pris l’habitude de s’écouter, de se connaitre, il faut chercher des moyens de satisfaire nos besoins, sans les imposer à un autre en particulier, ou sans attendre que les autres nous les remplissent comme si c’était un dû de leur part. Nous pourrons chercher des moyens, sains et licites de satisfaire nos besoins particuliers, en étant créatifs, imaginatifs, en demandant de l’aide à des gens de confiance, à nos proches, à nos familles, lorsqu’ils sont disponibles et qu’ils en ont envie. En demandant directement l’aide à Dieu, par le biais de la prière et l’invocation, lorsque nous sommes dans le besoin, dans une impasse, dans une situation difficile à résoudre.

De cette manière-là, nous auront plus d’indulgence, de miséricorde, de douceur envers nous-même, et surtout nous auront beaucoup plus de puissance personnelle, et nous seront, réellement dans un état proche de celui de l’autosuffisance, dans le sens où Dieu nous suffira. Et Dieu est partout, tout autour de nous… Alors la réalité est que, en effet, Il nous suffit ! Il faut tout de même savoir que dans n’importe quel processus, surtout concernant le développement et la réforme personnelle, il faut être indulgent et patient envers nous-même et savoir que tant que l’on avance, le cœur sincère, c’est Dieu qui se charge de mener les croyants des ténèbres à la lumière. Même s’il faut se donner à fond, se remettre beaucoup en question et sortir tout ce que l’on a, car nous avons été créés pour une vie de lutte, il n’est pas utile d’être durs lorsqu’il y a des ratés, ou des conflits, ou lorsque nous n’avons pas été à la hauteur de nos attentes personnelles. Soyez-doux, et indulgents envers vos propres personnes.

Une fois que l’homme apprend à remplir ses besoins, à avoir une relation saine envers lui-même et envers les autres où il n’est pas dans l’attente continue qu’un autre remplisse ses besoins, à défaut de pouvoir le faire par lui-même, alors ses relations changeront. Il pourra considérer l’autre pour ce qu’il est, le voir tel qu’il est, avec ses qualités, ses point forts, ses caractéristiques, sa beauté individuelle et l’aimer pour ce qu’il est, l’accompagner dans son chemin de vie, voire, quand cela vient du cœur, remplir certains de ses besoins, faire des choses dans le seul but de lui faire plaisir car nous l’aimerons réellement et lui faire du bien nous fera du bien.

L’amour inconditionnel consiste à aimer l’autre sans aucune condition, c’est-à-dire pour ce qu’il est. Cette méthodologie permet de voir l’autre tel qu’il est, non au travers de la souffrance, et du manque causé par le vide douloureux d’un besoin non comblé. Au même titre qu’un être affamé ne pourra rien voir d’autre que le cri saisissant de son ventre qui hurle famine et demande à être rassasié. Il n’y a rien de mal dans le fait d’avoir des besoins, cela vient de pair avec le fait d’être des créations de Dieu car il est le seul maitre de la création, le Roi des rois, le seul qui n’a pas engendré et qui n’a pas de besoins, en dehors de Lui tout lui appartient et tout a besoin de Lui. Avoir des besoins, et ce sur tous les différents domaines de la vie ne fait pas de vous quelqu’un de mauvais, tant que la manière de les satisfaire ne nuit pas aux autres. C’est pour cela qu’il est primordial d’apprendre à connaitre ce que vous êtes, ce que Dieu a fait de vous, ce que Dieu a décidé que cette partie de son essence allait être et de l’honorer. Et vous êtes responsables de son entretien, de son développement, de son essor et de sa magnificence.

Il est primordial, en plus de les éduquer, de leur apprendre l’obéissance et les lois de Dieu, d’apprendre tout cela à nos enfants ; afin de faire d’eux des êtres capables, puissants et aimants.

Malheureusement beaucoup de gens manquent cruellement de douceur, de compassion et de patience envers eux même, ils n’ont pas confiance en eux et par conséquent n’ont aucune puissance, ils sont devenus des bourreaux envers eux-mêmes, ils se condamnent, se châtient, se critiquent, ne s’écoutent pas, se rejettent eux même, se haïssent. Il faudrait du temps pour développer en profondeur ces sujets-là. La majeure partie des gens, dans la société actuelle ne sont pas présents pour eux-mêmes, mais exigent que les autres le soient. Cela n’est pas la voie.

Il y a différentes causes qui ont amenés les gens à devenir leurs propres bourreaux, mais la racine commune à toute ces causes, c’est que nous taisons ou rejetons des aspects de nous-même car nous pensons, à tort, qu’ils ne sont pas acceptables, qu’ils sont mauvais et qu’ils seront par conséquent rejetés donc nous les rejetons nous-même. Chez les musulmans, c’est l’Islam de châtiments et de tourments qui leur a été présenté, qui les font vivre dans trop de peur, et dans trop peu d’amour, et par conséquent dans le rejet ou la mise en silence d’une grande partie de ce qu’ils sont. Beaucoup de personnes qui sont des bourreaux ou sont tout simplement impuissants, ont perdu leur rapport et leur connexion à eux-mêmes, ont perdu leur puissance et leurs forces individuelles, dû à la pression de la société, à la recherche de l’approbation d’autrui, la peur de ne pas être acceptée, qui n’est rien d’autre, dans le fond qu’un besoin d’amour… Pour satisfaire ce besoin d’amour, nous avons rejeté des aspects de ce que nous sommes, car nous vivons dans une époque où l’amour, la compassion et la miséricorde manquent, et il est primordial de redevenir des êtres d’amour afin de pouvoir faire changer les sociétés et le monde, car l’âge d’or approche. L’amour de Dieu et la lumière vont resplendir sur la Terre, inshaAllah.

Aimer consiste à voir l’autre et à voir les choses dans leur vérité et dans leur intégralité, car l’essence de Dieu, est la vérité et l’unicité, et c’est une essence d’amour. Lorsque l’Homme s’appréhende et se voit dans sa vérité et dans sa totalité, et qu’il accepte chaque partie de ce qu’il est, qu’il s’aime tel qu’il est, tel que Dieu l’a fait, alors ceci, combiné à l’obéissance, fait de lui un être de lumière et d’amour.

Aimer l’autre consiste à le considérer, comme ce qu’il est, à savoir, la même chose que nous, une autre partie de l’essence de Dieu, incarnée sous une autre forme, avec d’autres caractéristiques. Il s’agit de comprendre la vérité du lien qui nous unit et qui unit chaque chose, et d’être animé par une force qui nous pousse à nous unir à lui car nous comprenons et nous le considérons comme faisant partie de nous-même, ainsi ce qui est bon pour lui est bon pour nous, ses intérêts deviennent nos intérêts. Nous ne l’aimons pas sous certaines conditions mais profondément, pour ce qu’il est, pour ce que Dieu a fait de lui. En revanche cela ne nous empêche pas de désavouer certaines de ses actions, tout comme les nôtres, si elles furent, ou sont blâmables, cela n’entre pas en contradiction avec l’amour profond et inconditionnel de l’être, il s’agit juste de désavouer le blâmable et de prôner le convenable.

Il faut savoir que le véritable amour du couple ne peut s’atteindre que si l’on a atteint l’amour universel, l’amour divin, l’amour de toute la création. Cela s’atteint en commençant par soi-même, en renouant avec notre essence profonde, en étant soi-même avec soi-même, en se regardant et s’observant tel que l’on est, en acceptant ce que l’on est.  Ainsi nous toucherons à notre essence profonde d’amour qui est l’essence divine, qui est le fond commun à toute la création, et nous pourront manifester cet amour envers toute la création. Cet amour rend puissant, et permet de vivre dans la plénitude, et dans l’abondance divine.

Article rédigé par Sarah

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