Les musulmans sont-ils idiots ?

Bismillah Ar Rahman,  Ar Rahim,

Iqra/ bi-ismi rabbika allathee khalaqa  Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé
Khalaqa al-insana min ‘alaqin  qui a créé l’homme d’une adhérence
Iqra/ warabbuka al-akramu  Lis! Ton Seigneur est le Très Noble
Allathee ‘allama bialqalami  qui a enseigné par la plume [le calame]
allama al-insana ma lam ya’lam  a enseigné à l’homme ce qu’il ne savait pas
Kalla inna al-insana layatgha  Prenez-garde! Vraiment l’homme devient rebelle,

Noble Coran Sourate 96, verset 1/6

La première sourate du Coran révélée à notre bien aimé Messager (PPSL) fut « l’adhérence », les 6 premiers versets révélé dans la caverne par l’ange Gabriel, le reste un peu plus tard lorsque Mohamed (PPSL) appris la prière.

Nous avons le droit de nous poser la question du pourquoi la première sourate révélée utilisait le mot « Iqra » qui peut être traduit par « lis, répète à haute voix ou encore récite ».

Je pense que la réponse est simple, même si le cheminement est long et durera toute notre vie.

Notre Créateur nous enseigne par-là, que le chemin vers Sa Miséricorde, Sa Sagesse, et sa Puissance, ne peut que passer par la connaissance. La connaissance par l’apprentissage, par l’expérience, par la compréhension de ses signes, oh combien nombreux, autour de nous.  Plus nous apprenons et plus nous saisissons la Grandeur de Sa création. 

Allah (SWA) ne laisse rien au hasard, ainsi le mot « Iqra » a été choisi, pas « observe », regarde, ou écoute…. Non c’est « lis ». Par cette sourate, Allah ta3ala nous demande d’élever notre degré de spiritualité en s’appliquant à comprendre, rechercher, étudier et connaitre.

Prenons mon exemple, je me suis longtemps mis des freins à mon apprentissage, pensant que je n’étais capable que d’écouter et appliquer fidèlement des enseignements transmis par d’autres pour suivre une spiritualité bien présente dans mon cœur.  Ces autres qui, par la grâce d’ALLAH (SWA) ont pris le chalenge de s’instruire et, par ce fait, de transmettre…machaAllah un geste rempli de bonté.

La croisé des chemins, m’a amené à rencontrer des gens formidables et connectés à l’adoration du Divin, en m’éveillant à un coté de moi que je ne soupçonnais pas, al hamdoulilah.  A force de partages, d’échanges et de transmissions, mes croyances disparaissent peu à peu, pour laisser place à une soif d’apprentissage et de recherche grandissante. Je leurs fais hommage et demande à notre Seigneur de les bénir dans ce bas monde et l’au-delà.

Dans cette quête de savoir, la science et la foi sont en Alchimie. Les lois et principes causaux y sont placés en maintenant un équilibre et un fonctionnement harmonieux par la grâce d’Allah.  On pourrait prendre l’exemple de la décomposition et la recomposition des éléments ou de la matière ou encore l’intuition qui pénètre et éclaircit.

Cette même harmonie entre l’être (la connaissance) et l’esprit (la spiritualité) est conditionnée par différentes formes de savoir, de compréhension et de connaissances. Comme par exemple, le savoir général expliqué par la connaissance de son intérieur ;  la science ; la technologie ;   la spiritualité ;  l’apprentissage ; l’enseignement ; l’expérience, etc…le tout en plaçant sa confiance en Allah qui est le Meilleur Connaisseur.

Répondre à l’injonction du Tout Puissant lorsqu’Il nous dit « Iqra », c’est se soumettre à Lui en acceptant des responsabilités et ainsi fournir des efforts intérieurs et extérieurs.   Cela permettra à toute personne qui s’y applique de s’apporter une harmonie mais aussi d’aider les autres (musulmans ou pas) à s’ouvrir à des connaissances multiples et pourquoi pas d’inciter à faire le pas vers d’autres savoir également. 

Chaque jour, nous devons réaffirmer notre engagement envers Allah dans la recherche et la connaissance du savoir.  La meilleure manière de le faire est d’harmoniser notre cœur et notre mental pour que l’un et l’autre puisse trouver une lecture consciente et une vraie sagesse.  De cette manière, la connaissance pourra être profitable à l’humanité toute entière. 

Lorsque l’intérieur et l’extérieur sont en harmonie, la lecture devient plus spirituelle. Si seul les yeux lisent mais que le cœur ne réagit pas à la lecture, il nait alors un déséquilibre entre les deux. La lecture des signes autour de soi devient alors impossible.

 En vérité, ils sont aveugles, sourds et muets, et pour eux l’univers n’est guère plus qu’une prison étroite.

[46] Ibn Hanbal, Mousnad, 5 : 317 ; Abou Dawoud, Sounane, 16 ; Tirmidhi, Qadar, 17.

Article rédigé par Lala

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